
Résumé : Het onderwijzeresje
Felicie Jehu
Chapitre 4
Une décision courageuse
Par une sombre et froide journée d'octobre, Thea broie du noir. Titulaire de deux diplômes d'enseignement, elle cherche en vain un emploi d'institutrice depuis deux mois. La situation financière de ses parents est précaire : son père, malade et nerveux, souffre constamment, tandis que sa mère dissimule ses inquiétudes sous une gaieté de façade. Absorbée par ses soucis, Thea néglige la leçon qu'elle donne à son jeune frère Nico. Ce dernier en profite pour s'esquiver et aller se plaindre à leur père que sa sœur ne fait pas attention à lui et qu'il devrait plutôt aller à l'école.
Se sentant coupable d'avoir failli à son devoir, Thea s'interpose pour éviter une punition à Nico. Son père, homme au sens du devoir rigoureux, lui reproche gentiment son manque de rigueur professionnelle. Après s'être réconciliée avec son frère, qui promet de ne plus recommencer, Thea termine la matinée d'étude dans le calme. L'après-midi, ses parents la convoquent pour lui présenter une occasion inattendue : un ami de la famille lui propose un poste de gouvernante au pair à Bruxelles pour enseigner à deux jeunes enfants, avec un salaire annuel intéressant de trois cents florins.
Face à la perspective de quitter le cocon familial pour s'installer seule à l'étranger, Thea est d'abord submergée par le chagrin et la peur. Ses parents refusent de lui forcer la main et lui laissent le temps de la réflexion. Après s'être isolée dans sa chambre pour pleurer, elle prend conscience qu'un refus serait lâche et qu'elle doit impérativement aider ses parents à surmonter leurs difficultés financières. Surmontant ses craintes, elle redescend annoncer sa décision à ses parents et insiste pour que son père réponde positivement à l'offre dès l'après-midi même, scellant ainsi son départ imminent pour la Belgique.
Chapitre 6
Le grand départ vers l'inconnu
Le voyage commence dans la tristesse pour Thea, qui ne peut retenir ses larmes en s'éloignant de sa famille à bord du train. Installée en face d'elle, une dame indonésienne d'un certain âge la prend d'abord pour une pensionnaire de seize ou dix-sept ans. Lorsque Thea lui révèle qu'elle a en réalité dix-neuf ans et qu'elle se rend à Bruxelles pour occuper un poste de gouvernante, sa voisine s'étonne de sa jeunesse, ce qui ravive aussitôt les doutes de la jeune fille sur sa capacité à se faire respecter. À l'arrêt de Rotterdam, un jeune homme monte à bord et propose son aide face à la détresse évidente de Thea, mais la dame indonésienne s'interpose chaleureusement pour la protéger. Elle aide la jeune fille à passer la douane à la frontière, lui évitant ainsi de gérer seule les formalités du voyage jusqu'à leur arrivée à destination.
À la gare de Bruxelles, Thea est accueillie par un valet en livrée qui la conduit en voiture jusqu'à une somptueuse demeure située sur l'avenue Louise. Intimidée par le luxe impressionnant des lieux, elle regrette la chaleur de sa maison familiale. Le domestique l'introduit auprès de sa nouvelle maîtresse de maison, mevrouw van Gendringen. Cette dame imposante et froide examine Thea avec sévérité, s'étonnant elle aussi de son allure extrêmement juvénile. Elle explique l'avoir engagée sans l'avoir rencontrée au préalable uniquement grâce aux recommandations de ses amis et en raison de sa bonne éducation. Elle lui présente ensuite sa future tâche : sur ses quatre enfants, les deux aînées de dix-huit et vingt ans ont déjà fini leurs études, et Thea aura seulement la charge de Constance, dix ans, et d'Armand, huit ans.
Mevrouw van Gendringen fait appeler les enfants pour les présenter à leur nouvelle gouvernante. Armand se révèle être un garçon charmant aux boucles blondes, adoré par sa mère qui ne cache pas sa fierté. En revanche, Constance apparaît comme une fillette timide, gauche et renfrognée. La mère se montre immédiatement distante et stricte envers sa fille, exigeant que Thea surveille sa posture et la punisse si nécessaire. Touchée par la détresse de Constance, Thea manifeste une bienveillance immédiate à son égard, contrastant avec la froideur de sa patronne. Après cette première prise de contact, Thea est conduite à sa chambre pour se rafraîchir avant le dîner qu'elle doit partager à quatorze heures avec ses deux élèves.
Chapitre 23
Règles et partage des œuvres libres
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