Angels & Demons

Résumé : Angels & Demons

Dan Brown

Chapitre 3

Rêve égyptien et mystère nocturneRobert Langdon s élance en songe sur les marches escarpées de la grande pyramide de Gizeh. Une femme radieuse dotée d un sourire magique l interpelle avec légèreté depuis le sommet en le pressant de la rattraper et en plaisantant sur sa jeunesse. À mesure que le professeur progresse péniblement, éprouvant la terrible sensation que ses membres se transforment en pierre, ses facultés visuelles s altèrent et un bourdonnement assourdissant envahit ses oreilles. Déterminé à rejoindre sa compagne, il lève de nouveau les yeux pour constater avec effroi qu elle a totalement disparu. À sa place se tient désormais un vieillard terrifiant aux dents gâtées qui esquisse une grimace de profonde solitude avant de pousser un cri d angoisse déchirant qui résonne à travers l immensité du désert. C est ce cauchemar brutal qui arrache subitement l universitaire au sommeil tandis que le téléphone installé à côté de son lit sonne avec insistance au milieu de la nuit. Encore hébété par ce réveil violent, Robert Langdon décroche l appareil et s assoit seul dans son lit afin de reprendre ses esprits. Son réveil numérique indique précisément cinq heures et dix-huit minutes du matin lorsqu un interlocuteur inconnu se présentant sous le nom de Maximilian Kohler demande à lui parler immédiatement. Cet homme affirme être un physicien spécialisé dans l étude des particules discrètes et décline l identité ainsi que les compétences précises de Langdon en tant que professeur d iconologie religieuse à l université Harvard et auteur de trois ouvrages majeurs dédiés à la symbologie. Malgré les protestations de l enseignant concernant l heure indue de cet appel, l homme insiste lourdement sur la nécessité absolue d une rencontre physique urgente en refusant catégoriquement de s exprimer par téléphone. Habitué aux sollicitations farfelues de fanatiques religieux en quête de validations mystiques diverses, Langdon s agace face à l insistance de son correspondant mystérieux qui prétend avoir trouvé ses coordonnées sur le site internet dédié à ses livres et qui lui promet une généreuse compensation financière s il accepte de se déplacer sans plus attendre. Excédé par cette conversation et convaincu que son numéro personnel ne figure pas en ligne, le professeur raccroche brusquement pour tenter de se rendormir. L image persistante de son cauchemar l empêchant de retrouver le repos, il se résout à enfiler sa robe de chambre pour descendre au rez de chaussée de sa vaste demeure victorienne située dans le Massachusetts afin de préparer son remède traditionnel contre l insomnie, une tasse de chocolat chaud. La lumière de la lune d avril traverse les fenêtres de sa maison qui s apparente à un véritable musée d anthropologie tant les étagères regorgent d artefacts religieux provenant des quatre coins du globe. En observant son propre reflet fantomatique dans la vitre, cet homme de quarante-cinq ans prend conscience du temps qui passe malgré une silhouette athlétique héritée de ses années de compétition en plongeon et entretenue par cinquante longueurs quotidiennes à la piscine universitaire. Apprécié par ses étudiants qui le surnomment le Dauphin pour son tempérament affable et son habileté au water polo, Langdon incarne un homme singulier sachant conjuguer la rigueur académique et l art du divertissement. La tranquillité nocturne de la demeure est soudainement interrompue par le déclenchement de son télécopieur. Guidé par une curiosité lassée, le professeur se dirige vers son bureau en chêne pour récupérer la feuille de papier qui vient de s imprimer. La vision du document provoque en lui une nausée immédiate tant l image est atroce, révélant le cadavre dénudé d un homme dont la tête a subi une torsion complète vers l arrière. La poitrine de la victime porte la marque indélébile d une brûlure infligée au fer rouge dessinant un mot calligraphié que Langdon identifie aussitôt avec stupeur et effroi, le terme Illuminati. Bouleversé, il fait pivoter la feuille à cent quatre-vingts degrés et constate avec une horreur grandissante que l inscription se lit exactement de la même manière à l envers comme à l endroit. Sous le choc de cette découverte incroyable, le chercheur s effondre sur une chaise tandis que son regard est attiré par le voyant rouge clignotant de sa machine, indiquant que l expéditeur de ce message macabre attend toujours en ligne. Tremblant de tout son corps, Langdon saisit alors le combiné pour reprendre la communication.

Chapitre 6

Rencontre nocturne et départ supersonique vers GenèveRobert Langdon conduit sa voiture dans la nuit de Boston en direction d'un vieux bâtiment de l'aéroport de Logan après avoir reçu un appel mystérieux. L'universitaire, qui porte sa tenue habituelle d'enseignant et garde dans sa poche le fax d'un cadavre marqué au fer rouge, se sent particulièrement tendu par ce rendez-vous secret. Il arrive devant un immense hangar portant le numéro quatre et stationne son véhicule avant d'être accueilli amicalement par un pilote en combinaison bleue dont il n'arrive pas à identifier l'accent. Le pilote note sa ponctualité parfaite et l'invite immédiatement à le suivre derrière le bâtiment pour rejoindre la piste. Alors qu'ils contournent le hangar, le pilote ressent l'anxiété croissante de son passager et lui demande s'il a peur de prendre l'avion. L'universitaire répond par la négative en pensant intérieurement que le véritable problème réside plutôt dans l'image du cadavre marqué. Arrivé sur le tarmac, il s'arrête net sous le choc en découvrant l'appareil qui l'attend. Il fait face à un engin gigantesque ressemblant à une navette spatiale dont la partie supérieure aurait été aplatie pour former une cale colossale sans aucune fenêtre. L'appareil semble dépourvu d'ailes à l'exception de deux petits ailerons à l'arrière du fuselage et de deux guides dorsaux. Le pilote explique alors fièrement les spécificités techniques de ce prototype du Boeing X trente-trois qui fonctionne à l'hydrogène et possède une structure en titane avec des fibres de carbure de silicium. Le pilote précise que le directeur du laboratoire doit être pressé car cet appareil ultra-rapide n'est pas utilisé pour des déplacements ordinaires. Il invite ensuite le passager à monter à bord tout en lui expliquant que ces nouveaux transports civils à grande vitesse représentent l'avenir de l'aviation. L'universitaire s'installe seul à l'avant d'une cabine spacieuse mais dépourvue de hublots, ce qui réveille sa claustrophobie d'enfance. Cette légère peur des espaces clos se manifeste habituellement par son refus des sports en salle et son choix d'habiter une grande maison victorienne aux hauts plafonds. Les moteurs de l'appareil s'allument en faisant vibrer la coque pendant qu'une musique country est diffusée dans l'habitacle. Le téléphone situé à côté de son siège sonne et l'universitaire décroche pour parler avec le pilote qui lui annonce un voyage d'une heure. L'enseignant demande quelle est leur destination exacte et son interlocuteur lui répond qu'ils se rendent à Genève. L'universitaire pense d'abord qu'il s'agit de la ville située dans l'état de New York où réside sa famille, mais le pilote clarifie la situation en précisant qu'ils volent vers la Suisse. Le passager ressent une vive accélération de son pouls en entendant cette destination lointaine, et le pilote lui explique que le trajet ne prendra qu'une heure car l'avion se déplace à Mach quinze.

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