Jules Verne

2. L'Océan Indien et les mystères du capitaine Nemo

Vingt Mille Lieues Sous Les Mers — Part 2 — Résumé 🇫🇷 Français

La seconde partie du voyage à bord du Nautilus débute dans l'océan Indien. Profondément marqué par la cérémonie du cimetière de corail, le professeur Pierre Aronnax continue de s'interroger sur la véritable nature du capitaine Nemo. Contrairement à son fidèle domestique Conseil, qui ne voit en leur hôte qu'un savant incompris et déçu par l'humanité, Aronnax soupçonne l'existence de motivations plus sombres. Les précautions tyranniques prises par le commandant pour masquer l'horizon lors de leur récente captivité nocturne, combinées à la mort mystérieuse d'un membre de l'équipage, suggèrent que le navire sert également de redoutable instrument de représailles. Parallèlement, la vie à bord conserve ses droits. Le harponneur canadien Ned Land maintient sa ferme intention de recouvrer sa liberté à la première occasion. Bien qu'Aronnax partage ce désir, son insatiable curiosité scientifique le pousse à vouloir achever ce tour du monde sous-marin. Il redoute presque le moment de l'évasion qui l'arracherait aux merveilles de l'océan. Le 21 janvier 1868, le professeur observe les détails techniques du puissant fanal électrique du navire, optimisé pour fonctionner sous vide afin d'économiser le graphite. Merveilles fauniques et navigation vers Ceylan Le Nautilus progresse vers l'ouest à une profondeur moyenne de cent à deux cents mètres dans des eaux d'une transparence absolue. Le voyage est agrémenté par l'observation d'oiseaux marins, tels que de majestueux albatros ou des phaétons à brins rouges, et par la capture de tortues carets dont les œufs s'avèrent excellents. Les baies vitrées du salon révèlent aussi une multitude de poissons extraordinaires : Des ostracions protégés par une cuirasse osseuse ; Des diodons porcs-épics capables de se gonfler ; Des pégases volants dotés de larges nageoires pectorales ; De hideux crapauds de mer hérissés d'aiguillons dangereux. Le 24 janvier, après avoir longé l'île Keeling, Ned Land insiste pour s'enfuir à l'approche de la péninsule indienne, qu'il sait pourvue de chemins de fer et de villes civilisées. Aronnax refuse temporairement, préférant attendre que le navire atteigne les mers d'Europe. Le lendemain, la petite troupe assiste au spectacle fascinant de centaines d'argonautes naviguant de concert à la surface avant de s'immerger simultanément. Après avoir franchi l'Équateur le 26 janvier, le submersible traverse une zone infestée de squales agressifs, puis croise de sinistres cadavres humains charriés par le Gange. Enfin, avant de rallier Ceylan, le navire fend une spectaculaire « mer de lait », un phénomène lumineux de plusieurs milles dû à la concentration de myriades d'infusoires gélatineux. Une proposition inattendue Le 28 février, le Nautilus arrive en vue des montagnes de l'île de Ceylan. Le capitaine Nemo rejoint Aronnax et lui propose de visiter l'une des célèbres pêcheries de perles du golfe de Manaar. Bien que la saison officielle d'exploitation ne commence qu'en mars sous l'égide des autorités britanniques, Nemo offre au professeur de découvrir ces sites réputés pour produire les plus beaux spécimens du monde. Le commandant décrit au savant la méthode traditionnelle et primitive des pêcheurs indigènes, qui plongent à douze mètres de profondeur à l'aide d'une lourde pierre. Intrigué par cette proposition, Aronnax accepte sans hésiter, et le navire s'enfonce sous les eaux pour rallier le golfe au cours de la nuit.